08
Mai 15

Les EDH et les Jeunes cdH tiennent à marquer leur opposition au système de numerus clausus que Jean-Claude Marcourt souhaite mettre en place pour les études de médecine et de dentisterie.

 

Le filtre en fin de première année tel qu’il est proposé par le Ministre Marcourt afin de correspondre aux exigences du contingentement fédéral constitue un retour vers une solution qui a déjà démontré ses failles en 2008.


Le filtre proposé empêchera des étudiants ayant réussi leurs examens en fin de première année de pouvoir continuer leurs études s’ils ne sont pas placés en ordre utile dans l’exercice du concours. Recréant ainsi la problématique des reçus-collés, le système mis en place par le Ministre Marcourt s’expose de nouveau à une sanction par le Conseil d’État et de ce fait ne peut dès lors pas être considéré comme structurel.


Outre cette insécurité juridique, la proposition ne résout en rien le problème du surpeuplement des auditoires en première année de médecine et de dentisterie, ni celui des conditions déplorables dans lesquelles les cours s’effectuent. Pire, cette proposition accentuera la concurrence entre facultés (et universités) et créera d’inévitables tensions ainsi qu’un climat malsain au sein des étudiants.


Rejoints par différents acteurs tels que la Fédé, l’AGE, la SSMG, la FAG, l’ABSYM, la GBO et les anciens doyens des facultés de médecine et dentisterie, les Jeunes cdH et les EDH réitèrent leur préférence pour un examen à l’entrée des études de médecine et de dentisterie. Cet examen contraignant permettra à tous les étudiants l’ayant réussi de pouvoir entamer leur cursus en médecine ou dentisterie sereinement, dans la certitude d’obtenir le tant convoité Numéro Inami et sans crainte de perdre une année, contrairement au système tel que le Ministre Marcourt le prévoit.


Bien  conscients des inégalités qui persistent dans l’enseignement secondaire, les EDH et les Jeunes cdH proposent la mise en place d’un système de préparation à cet examen passant notamment par la création de cours préparatoires en fin de secondaire et par la mise en place d’une année préparatoire permettant à chaque étudiant de disposer des mêmes chances. Un tel examen d’entrée aurait ainsi le mérite de sélectionner les étudiants non sur le critère de leur appartenance sociale mais bien celui de leurs compétences et aptitudes.


Par ailleurs, dans le but d’avoir une idée précise des besoins dans la profession, il est essentiel pour les Jeunes cdH et les EDH de pouvoir bénéficier d’un cadastre dynamique mis à jour et tenant compte des nouvelles pratiques dans la profession. Maggie De Block nous promettait en novembre que ce cadastre était en phase de finalisation, 7 mois plus tard nous l’attendons toujours. Nous souhaitons rappeler à la ministre que ce cadastre constituait l’une des conditions de la mise en place d’une sélection à l’entrée.


Ce n’est qu’à ces deux conditions qu’une sélection dans le cadre des études de médecine et de dentisterie nous apparait comme une solution de bon sens qui respecte les étudiants.


Mathieu Morelle - Président des Jeunes cdH: 0472 32 14 20

Jérôme Bastin - Président des EDH: 0484 74 27 54

     
     

 

 

 

03
Fév 15

 En snobant les auditions parlementaires prévues le 10 février prochain et en ne faisant pas aboutir le processus concertation annoncé avec le secteur, le Ministre Marcourt a encore appliqué sa « méthode » : SA décision, la discussion ensuite. En jeu, l’avenir de milliers d’étudiants en médecine.

Jean-Claude Marcourt, Ministre de l’Enseignement supérieur, annonçait ce jeudi 29 janvier sa préférence pour un concours en fin de première année des études de médecine.

Les EDH regrettent tout d’abord la méthode utilisée.

·         Le Ministre n’a pas attendu la fin du second tour de rencontres avec les acteurs qu’il avait lui-même programmées ;

·         Il n’a pas jugé utile, avant de prendre attitude, d’attendre les auditions prévues le 10 février prochain devant les députés du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Sur le fond, l’hypothèse de cette solution constitue un retour en arrière. Tout ça pour ça ! La sélection proposée a pour objectif de filtrer le nombre d’étudiants en fonction du nombre de numéros INAMI disponibles pour la promotion. Mais des raccourcis et zones d’ombres nous interpellent :

·         Un test différent entre les facultés entrainerait une concurrence entre elles et des effets d’aubaine dans le choix des étudiants. Aucun critère probant ne permettrait par ailleurs de déterminer objectivement le nombre d’étudiants admis par faculté ;

·         L’instauration d’un concours recrée la problématique des « reçus-collés », ces étudiants ayant réussi leurs examens et non placés en ordre utile dans le cadre du concours. Une décision du Conseil d’Etat en 2008 a pourtant dénoncé cette conséquence.  Aucune proposition faite cette semaine n’apporte de solution tenable juridiquement ;

 ·         Il n’est pas admissible qu’en des temps difficiles, on fasse si peu de cas d’une année d’études de milliers d’étudiants qui, malgré de gros investissements financiers et émotionnels se verront sacrifiés après une année de travail sur l’autel de la planification ;

·         L’instauration d’un concours va instaurer dans cette première année d’études un état de « guerre de tous contre tous » puisque chacun devra défendre son accès à la suite de ses études « contre » les autres ;

·         Un test en fin de première ne résoudra en rien les conditions dans lesquelles sont donnés les cours de première année : beaucoup trop d’étudiants dans des installations trop petites.

 Une alternative existe ! Plutôt qu’entraver l’égalité des chances et la liberté d’accès à l’enseignement par la mise en place d’un concours, nous proposons l’instauration d’un examen contraignant à l'entrée des études de médecine. Dans un contexte où des inégalités sont constatées au sein de l’enseignement secondaire, il est primordial que l’implémentation de cet examen d’entrée  aille de pair avec la création de cours de préparation durant la dernière année du secondaire et d'une éventuelle année de cours préparatoires. Cet examen, qui ne porterait que sur des matières scientifiques et qui ne sera pas aussi lourd que le test diagnostique actuel, devrait être organisé à minimum deux reprises avant l’année académique, et serait commun à toutes les facultés de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Les jours blancs de l’enseignement secondaire pourraient servir à la préparation de cet examen.

 Cette alternative va de pair avec nos demandes que sont la publication rapide du cadastre dynamique et la poursuivre les efforts entrepris pour un enseignement secondaire plus égalitaire, notamment au travers du pacte d’excellence.

 Cette solution permettra d’assurer à tous les mêmes chances de réussite de l’examen, tout en limitant le nombre d’étudiants ayant accès aux études de médecine.

 Jérôme Bastin

Président des EDH

0499 69 61 12

 

17
Nov 14

En ce lundi 17 novembre, journée de l'étudiant, plusieurs organisations étudiantes et de jeunesses organisent une manifestation. Les EDH n'en seront pas. Pourquoi?

Les Étudiants Démocrates Humanistes ne soutiennent pas la manifestation étudiante pour trois raisons.

 

La première est que cette manifestation se base sur un postulat qui n'est qu'en partie vrai. En effet, la manifestation laisse penser que seul l'aspect financier peut empêcher un étudiant d'entreprendre des études supérieures. Selon nous, l'estime de soi et le sentiment de compétence -ou plutôt l'absence de sentiment de compétence- est un frein bien plus important.

 

La seconde raison est que nous ne nous opposons pas à une augmentation du minerval pour autant que celle-ci soit accompagnée d'un système de bourses proportionnelles, système qui serait bien plus juste et qui favoriserait la classe moyenne.

 

Enfin, nous pensons qu'au moment où le refinancement de l'enseignement supérieur est discuté, et ce dans un contexte budgétaire serré, il convient de concéder qu'un refinancement de l'enseignement est plus urgent que de perfectionner l'accessibilité financière aux études. Les droits d'inscription de notre système comptent déjà parmi les plus bas des pays de l'OCDE.

 

Jérôme Bastin

Président

0499 69 61 12

23
Déc 13

Cela fait maintenant quelques semaines que les Étudiants Démocrates Humanistes ont mené leur campagne "La main dans le(s) SAC" afin de rétablir la vérité à propos de tout ce qui est dit et exagéré à propos des Sanctions Administratives Communales, notamment par les différentes jeunesses politiques de gauche. 

Sans penser que cette campagne leur avait fait gagner un brin de lucidité sur ce dossier si important, nous espérions pourtant que cette action de sensibilisation avait permis de les mettre en garde sur le danger des dérives populistes (appels répétés de certains à la désobéissance civile) ainsi que sur le mauvais signal envoyé aux jeunes en général... 

C'est donc avec étonnement que nous avons découvert le dernier effet d'annonce des Jeunes Socialistes annonçant que le PS avait demandé, ce lundi en bureau politique, à ses bourgmestres, de ne pas appliquer les SAC dans leur commune respective. 

Loin de nous l'idée de condamner le PS d'être un parti bipolaire, mais cette annonce interne aux intentions purement électoralistes pose toutefois un problème de cohérence dans le chef du premier parti francophone du pays qui, en faisant partie du gouvernement fédéral et de la majorité parlementaire, a proposé et voté cette loi pour décider ensuite de finalement ne pas l'appliquer ! 

Les Étudiants Démocrates Humanistes demandent donc au Parti Socialiste de se positionner une fois pour toutes sur ce sujet en envoyant aux citoyens un message clair, en cessant dès lors de les manipuler en retournant leur veste dès que l'opportunité se présente et en prenant leurs responsabilités d'appliquer dans leurs communes la loi qu'ils ont votée au nom du peuple belge. 

Loris Resinelli,
Secrétaire Politique

Jérôme Bastin,
Président

12
Nov 13

 

Le mercredi 6 novembre, le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a adopté le projet de décret –bien mal nommé - « paysage ».

Ce décret modifiant le paysage institutionnel et proposant une meilleure coordination de l’offre d’enseignement supérieur nous semble comporter des éléments intéressants. Toutefois, une des modifications à venir est la réussite dès la note, et la moyenne, de 10/20. Cette dernière modification ne nous parait pas aller dans le sens des étudiants.

Cette mesure, sous prétexte de clarifier le système existant et d’harmoniser les critères de réussite entre les différents types d’enseignement, va obliger les professeurs à attribuer une note de réussite ou d’échec pour un cours. Cela nous semble se faire au détriment des étudiants dans la mesure où, désormais, les étudiants ayant une connaissance de la matière non jugée satisfaisante mais s’y rapprochant seront directement mis en échec. Ils seront dès lors obligés de repasser le ou les examens en seconde session. Auparavant, ces étudiants pouvaient bénéficier de notes de balance qui permettaient de ne pas repasser ces examens. Cela aura vraisemblablement un impact sur la taille des secondes sessions des étudiants mais aussi sur le taux d’échec qui est encore trop élevé et particulièrement en première année de bachelier.

Par ailleurs, la décision de représenter, ou non, un ou plusieurs examens responsabilisait l’étudiant dans l’atteinte de la moyenne de 12/20. En alignant la note de réussite d’un cours sur la moyenne, le nouveau système n’oblige plus un étudiant à combler la faiblesse qu’est une note en balance (10 et 11/20) par des notes supérieures à la moyenne anciennement requise. Or, selon nous, l’ancien système était une leçon professionnelle pour les étudiants car il incitait chacun à compenser des lacunes par des points forts.

Cette mesure est donc un risque d’hémorragie d’échecs. Les Etudiants Démocrates Humanistes défendent le retour à l’ancien système, heureusement toujours en vigueur jusqu’à la prochaine rentrée académique, et sont bien décidés à faire entendre cette voix à l’approche d’échéances importantes.

 

Loris Resinelli

Secrétaire politique

Jérôme Bastin

Président

0499 69 61 12

26
Oct 13

 

 

Soucieux de rétablir la vérité à propos des Sanctions Administratives Communales face à la série d'idées fausses véhiculées par différents groupes politiques étudiants, les Etudiants Démocrates Humanistes, souhaitent rappeler à tout un chacun ce que sont et ce que ne sont pas les SAC. 

Outil mis à disposition des communes pour sanctionner les comportements inciviques, le projet des SAC existe depuis 1999. Contrairement à ce qui est souvent dit,  le gouvernement n’a fait que modifier le dispositif existant. Loin de stigmatiser la jeunesse, les Sanctions Administratives Communales permettent de désengorger les tribunaux et d’assurer qu’une sanction effective soit prononcée, en évitant ainsi l'ancrage d'un sentiment d'impunité. Les SAC ne touchent pas au principe de séparation des pouvoirs. Le pouvoir judiciaire, via le Parquet, reste maître d’assurer ou non le suivi des infractions et, dans un second temps, un recours peut toujours être introduit auprès du tribunal de police. Loin d'être utilisée de manière automatique, la sanction se fait toujours dans la compréhension et l’amende ne tombe qu’en dernier recours. En effet, celle-ci est toujours précédée par une procédure d’implication parentale pour les mineurs (rencontre, dialogue...), une procédure de médiation (obligatoire pour mineurs) et une proposition de prestation citoyenne (de max 15h) en lien avec l’incivilité commise. L'amende n'est donc en aucun cas systématique ni à charge du mineur.

Désireux de rétablir un débat serein entre les différents acteurs représentant la jeunesse et les étudiants, les Etudiants Démocrates Humanistes ont donc décidé de mener une campagne de sensibilisation à propos de ces idées reçues véhiculées par certains opposants au projet en les invitant à un débat ouvert, franc et objectif et en condamnant l'appel à la désobéissance civile lancé par ces derniers.

 

Pour les Etudiants Démocrates Humanistes, 

Loris Resinelli,

Secrétaire Politique

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