22
Avr 15

Une formation de qualité doit viser à faire des étudiants des citoyens qui s’intéressent à la société. Cette formation doit avoir pour objectif l’excellence pour tous !

 

1.           Cours de citoyenneté

Former des CRACS (Citoyens Responsables Actifs Critiques et Solidaires) est un défi que notre système d’enseignement doit relever car il en va de la société de demain. L’éducation est un rempart contre beaucoup de maux contemporains de la société (marginalisation, exclusion, radicalisme, criminalité...) et il est donc plus que nécessaire d’inculquer les valeurs essentielles du vivre ensemble au sein des établissements d’enseignement. Mais il convient également de rappeler que toute l’éducation ne se fait pas à l’école et que les parents ont aussi une place importante.

Pour cela, les EDH proposent :

§  La création d’un cours de citoyenneté obligatoire au sein des études secondaires (ainsi qu’une sensibilisation dès le primaire). Ce cours pourrait solliciter de manière active la participation des parents.

 

2.           Evaluation des enseignants

Actuellement, les chefs d’établissement évaluent leurs enseignants au moment de la nomination de ceux-ci. Le problème de la nomination est qu’elle verrouille le système. Un enseignant ne remplissant pas bien sa mission, pour autant qu’il soit nommé, peut rester en place durant plusieurs années avant qu’une vraie avancée puisse être faite. Une évaluation régulière des enseignants permettrait d’augmenter leur crédibilité face à leur classe et aux parents et valoriserait d’autant plus le métier.

Dans le supérieur, des mécanismes anonymes d’évaluation par les étudiants existent déjà mais les pratiques devraient se généraliser.

Les EDH proposent :

§  Une évaluation des enseignants tous les cinq ans par le chef d’établissement et un inspecteur pédagogique. La nomination perdrait son caractère définitif après deux évaluations négatives, la seconde évaluation ayant lieu dans l’année.

§  Adapter les primes d’ancienneté à ces évaluations et permettre ainsi à l’enseignant ayant été évalué positivement de s’en sentir valorisé via une augmentation salariale.

§  Dans l’enseignement supérieur, généraliser les évaluations anonymes des cours par les étudiants et garantir l’utilisation de ses résultats par les professeurs.

 

3.           Liberté pédagogique et académique

Certains cours de l’enseignement supérieur ne sont plus en adéquation avec ce que les étudiants attendent réellement de ceux-ci. La liberté pédagogique et académique est certes un acquis important du monde académique mais il est normal que le pouvoir subsidiant, à savoir la Fédération Wallonie-Bruxelles, puisse avoir un droit de regard et de détermination sur ce qui est enseigné. C’est pourquoi les EDH proposent :

§  Améliorer la cohérence des programmes de cours par la mise en place de socles de compétences à atteindre à la fin du cycle d’étude dans l’enseignement supérieur.

Par ailleurs, la formation doit permettre, dans les cursus où ce n’est pas le cas, de faire des liens entre les matières enseignées qui sont un premier pas vers la pratique professionnelle.

C’est pourquoi les EDH proposent :

§  De favoriser la mise en place de cours interdisciplinaires dans le supérieur